FICHE
Titre: L’élégance du hérisson
Auteur: Muriel Barbery
Catégorie: Roman
Editeur: Folio 4939 (Edition de poche)
Nombre de pages: 414
ISBN: 9-782070-391653

Coucou me voilà, après huit mois depuis mon dernier billet. Un passage furtif pour vous adresser mes meilleurs voeux de santé joie et bonheur pour la prochaine décennie.

Je viens de rentrer d’un court séjour à Los Angeles pour rendre visite à mon père. Les impératifs de la vie professionnelle me laissent de moins en moins de temps libre pour vaquer à mes hobbies. Je procède donc par élimination: d’abord des activités sans valeur ajoutée à mon épanouissement pour ne me centrer que sur l’essentiel. J’ai démissionné de la chorale suite à une augmentation excessive de la cotisation annuelle. Pour la peinture, je suis dans ma deuxième année sabatique.

Pour revenir à « L’élégance du hérisson », j’ai amené ce bouquin pour lire dans l’avion et durant les interminable files d’attente aux différents points de contrôles dans les aéroports, lors de mon voyage aux EU entre Noël et Nouvel An.

Je ne l’apprécie que moyennement, pour les tournures de phrases, jeux de mots et subtilités de language de la part des deux principaux personnages que sont la concierge de l’immeuble et la petite Paloma. Le regard impitoyable que porte nos deux héroïnes sur leur entourage est souvent cocasse.

J’ai trouvé excellent que l’auteur puisse tirer de la vie quotidienne dans un immeuble un roman qui tienne la route. Néanmoins une narration un peu plus abrégée et moins paraphrasée rendrait sa lecture moins rébarbative.

Le film, que j’ai pu visionner dans l’avion me plait mieux que son livre, malgré quelques modifications mineures de scénarios.


Me revoici. Un peu occupé ces derniers temps, je n’ai pas pu maintenir ma présence sur ce blog de façon régulière.

Je profite maintenant d’un moment de libre pour venir vous parler d’un sujet d’actualité brûlant: le passeport biométrique qui est l’un des objets lors des prochaines votations. Non je n’ai nullement l’intention de plaider pour ou contre mais simplement vous présenter les dangers de vol de données qui y sont contenues et vous présenter une solution de protection.

Le vol de vos données personnelles contenues dans votre passeport biométrique, qu’on en parle tant, ne relève pas de la science fiction. J’ai trouvé un site sur Internet qui nous explique comment c’est possible de le faire:
http://www.theregister.co.uk/2009/02/02/low_cost_rfid_cloner/

Malheureusement c’est en anglais. Pour moins de US dollars 250, on peut s’acheter du matériel de piratage. Ca a l’air assez facile. En voici la démo en vidéo:
http://www.theregister.co.uk/2009/02/02/low_cost_rfid_cloner/page2.html

Donc, lors de mon dernier voyage aux EU, j’ai enveloppé mon passeport bio d’une feuille d’alu, celle qu’on utilise pour la cuisson. En cherchant sur Internet, j’ai su que l’aluminium ne peut empêcher complètement le vol des données. Il réduit la distance à partir de laquelle un pirate peut accéder à vos données:
http://www.omniscienceisbliss.org/rfid.html

En cherchant encore plus, j’ai découvert des sites qui vendent des fourres de protection pour les passeports, modèles homologués par les autorités américaines (norme GSA FIPS 201). Ces modèles varient entre US dollars 120 à 20. Le modèle le moins cher est proposé à US dollars 19.99 + US dollars 3 pour les frais de port:
http://www.difrwear.com/products.shtml

Donc la situation n’est pas si désespérée de prime abord. Pour quand la popularisation de ces fourres de protection dans les commerces en Europe ?


FICHE
Titre: Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 224
ISBN: 2-7144-3748-6


Depuis une semaine je suis en immersion dans un univers d’Haruki Murakami totalement différent des deux précédents.

Dans celui-ci, il s’agit du parcours d’un japonais, fils unique, de famille modeste, depuis l’âge de 12 ans jusqu’à ce qu’il soit devenu propriétaire de deux clubs de jazz. Rien de spécial dans cette histoire paisible, à part les péripéties sentimentales d’Hajime, le personnage principal.

Le scénario est à peu près identique à celui du « Ballade de l’impossible »: une rencontre entre un homme et une femme, un moment intense vécu avec tout ce qui s’ensuit dans de telles circonstances, puis d’un seul coup la femme disparait dans la nature, pour réapparaître comme par hasard, après un certain temps. Comme pour les autres romans, l’histoire d’amour est d’un brun sophistiqué.

Contrairement au scénario répétitif, inhérent peut être à son auteur, la narration varie d’un roman à l’autre, et le lecteur ne peut se lasser de lire et relire les métaphores de scènes si ordinaires de nos vies.

Enfin, une des particularités de ses romans, c’est qu’Haruki Murakami y rajoute à chaque fois un fond musical. Pour ce roman c’est « Star crossed lovers » (Strayhorn et Ellington), « Such Sweet Thunder » et « Embraceable you ».

J’ai bien aimé ce roman cool et qui se parcours très rapidement. La semaine prochaine j’irai chercher « La chronique de l’oiseau à ressort ».


Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses (…).

Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu’on ne pourra pas retrouver. C’est cela aussi, vivre. Mais à l’intérieur de notre esprit – je crois que c’est à l’intérieur de notre esprit -, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans une bibliothèque (…). Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaître précisément ce qu’il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l’aérer, changer l’eau des fleurs. En d’autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.

Haruki Murakami (Kafka sur le rivage)

Le temps pèse sur toi comme un vieux rêve au sens multiple. Tu continues à avancer pour traverser ce temps. Mais tu auras beau aller jusqu’au bord du monde, tu ne lui échapperas pas. Pourtant, même ainsi, il te faudra aller jusqu’au bord du monde. Parce qu’il est parfois impossible de faire autrement.

Haruki Murakami (Kafka sur le rivage)

FICHE
Titre: Kafka sur le rivage
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 619
ISBN: 2-7144-4041-X


J’ai pris congé lundi et mardi passé, à l’occasion du nouvel an lunaire, et j’en ai profité pour récupérer mon énorme dette de sommeil et finir le deuxième Haruki Murakami emprunté à la même bibliothèque, qui me passionne autant que le premier. Maintenant que je l’ai fini, retour au monde réel du boulot qui m’attend et des échéances à tenir.

C’étaient des moments exquis de lecture, bercés par les Trios pour piano de Beethoven, dont, entre autres les Trio « A l’archiduc » (no 7 op. 97) et « Fantôme » (no 5 op. 70), ces deux morceaux qui ont séduit Hoshino, l’un des protagonistes dans le roman.

Sa lecture enchanteresse telle un conte de fée nous fait envoler dans des mondes spatio-temporels animés par des personnages mystiques et loufoques, où le présent et le passé s’entremêlent de façon complexe. Les deux principaux héros sont Kafka Tamura, jeune fugueur de 15 ans, soit disant pour échapper à une malédiction, et Nakata, un vieillard naïf ne sachant ni lire ni écrire. Kafka et Nakata, qui ne se sont jamais croisés dans le récit, entraînent dans leurs sillons d’autres personnages appelés à leur venir à la rescousse. Tous ont un point commun: la recherche d’une vérité, d’une personne ou de quelque chose, ou même une quête dont le seul but est la quête elle même. Et les rencontres du hasard arrivent, au moment opportun, pour donner un nouveau de pouce dans ces parcours initiatiques.

Ce roman nous emporte à la frontière d’un surréalisme mythologique à la sauce japonaise, et en même temps nous plonge dans une psychanalyse profonde de l’âme et du subconscient humain. Avec un arrière fond de tragédie grecque et beaucoup de métaphores.

Tellement enivrant que j’arrive difficilement à fermer le livre quand il s’agit d’aller au travail ou au lit !

FICHE
Titre: La ballade de l’impossible
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 390
ISBN: 978-2-7144-4352-6

Livre emprunté à la bibliothèque de Carouge.

A travers ce roman, je découvre pour la première fois Haruki Murakami.

Haruki Murakami est un auteur extrêmement populaire au Japon. Originaire de Kobe, il a étudié le théâtre et le Grec à l’Université Waseda (Tokyo). En 1974, il ouvre un petit bar de jazz qu’il va tenir pendant 7 ans, avant d’enseigner à Princeton durant quatre autres années. Son premier livre « Ecoute la chanson du vent », en 1979, lui vaut le prix Gunzo.

Dans « La ballade de l’impossible », Watanabe nous fait plonger dans un univers hyperréaliste de sa vie quotidienne et de ses amis, où les moindres détails insignifiants revêtent soudainement une importance poétique.

Nous sommes ainsi entrainés dans un tempo envoûtant d’histoires et d’aventures fantasmatiques où l’instant présent est tout ce qui compte pour les principaux personnages. Dans sa quête du pur amour, Watanabe côtoie la souffrance, la folie, les ombres de la mort et même un brin d’érotisme.

Une citation:
« Quelle que soit notre vérité, la tristesse d’avoir perdu quelqu’un qu’on aime est inconsolable. La vérité, la sincérité, la force, la douceur, rien ne peut calmer la douleur, et, en allant au bout de cette souffrance, on apprend quelque chose qui ne nous est d’aucune utilité pour la prochaine vague de tristesse qui nous surprendra. »

Lecture aussi calme et tranquille que de contempler un coucher de soleil au ralenti. Tendre et à la fois passionnant.