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Titre: Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 224
ISBN: 2-7144-3748-6


Depuis une semaine je suis en immersion dans un univers d’Haruki Murakami totalement différent des deux précédents.

Dans celui-ci, il s’agit du parcours d’un japonais, fils unique, de famille modeste, depuis l’âge de 12 ans jusqu’à ce qu’il soit devenu propriétaire de deux clubs de jazz. Rien de spécial dans cette histoire paisible, à part les péripéties sentimentales d’Hajime, le personnage principal.

Le scénario est à peu près identique à celui du “Ballade de l’impossible”: une rencontre entre un homme et une femme, un moment intense vécu avec tout ce qui s’ensuit dans de telles circonstances, puis d’un seul coup la femme disparait dans la nature, pour réapparaître comme par hasard, après un certain temps. Comme pour les autres romans, l’histoire d’amour est d’un brun sophistiqué.

Contrairement au scénario répétitif, inhérent peut être à son auteur, la narration varie d’un roman à l’autre, et le lecteur ne peut se lasser de lire et relire les métaphores de scènes si ordinaires de nos vies.

Enfin, une des particularités de ses romans, c’est qu’Haruki Murakami y rajoute à chaque fois un fond musical. Pour ce roman c’est “Star crossed lovers” (Strayhorn et Ellington), “Such Sweet Thunder” et “Embraceable you”.

J’ai bien aimé ce roman cool et qui se parcours très rapidement. La semaine prochaine j’irai chercher “La chronique de l’oiseau à ressort”.

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Titre: Kafka sur le rivage
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 619
ISBN: 2-7144-4041-X


J’ai pris congé lundi et mardi passé, à l’occasion du nouvel an lunaire, et j’en ai profité pour récupérer mon énorme dette de sommeil et finir le deuxième Haruki Murakami emprunté à la même bibliothèque, qui me passionne autant que le premier. Maintenant que je l’ai fini, retour au monde réel du boulot qui m’attend et des échéances à tenir.

C’étaient des moments exquis de lecture, bercés par les Trios pour piano de Beethoven, dont, entre autres les Trio “A l’archiduc” (no 7 op. 97) et “Fantôme” (no 5 op. 70), ces deux morceaux qui ont séduit Hoshino, l’un des protagonistes dans le roman.

Sa lecture enchanteresse telle un conte de fée nous fait envoler dans des mondes spatio-temporels animés par des personnages mystiques et loufoques, où le présent et le passé s’entremêlent de façon complexe. Les deux principaux héros sont Kafka Tamura, jeune fugueur de 15 ans, soit disant pour échapper à une malédiction, et Nakata, un vieillard naïf ne sachant ni lire ni écrire. Kafka et Nakata, qui ne se sont jamais croisés dans le récit, entraînent dans leurs sillons d’autres personnages appelés à leur venir à la rescousse. Tous ont un point commun: la recherche d’une vérité, d’une personne ou de quelque chose, ou même une quête dont le seul but est la quête elle même. Et les rencontres du hasard arrivent, au moment opportun, pour donner un nouveau de pouce dans ces parcours initiatiques.

Ce roman nous emporte à la frontière d’un surréalisme mythologique à la sauce japonaise, et en même temps nous plonge dans une psychanalyse profonde de l’âme et du subconscient humain. Avec un arrière fond de tragédie grecque et beaucoup de métaphores.

Tellement enivrant que j’arrive difficilement à fermer le livre quand il s’agit d’aller au travail ou au lit !

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Titre: La ballade de l’impossible
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 390
ISBN: 978-2-7144-4352-6

Livre emprunté à la bibliothèque de Carouge.

A travers ce roman, je découvre pour la première fois Haruki Murakami.

Haruki Murakami est un auteur extrêmement populaire au Japon. Originaire de Kobe, il a étudié le théâtre et le Grec à l’Université Waseda (Tokyo). En 1974, il ouvre un petit bar de jazz qu’il va tenir pendant 7 ans, avant d’enseigner à Princeton durant quatre autres années. Son premier livre “Ecoute la chanson du vent”, en 1979, lui vaut le prix Gunzo.

Dans “La ballade de l’impossible”, Watanabe nous fait plonger dans un univers hyperréaliste de sa vie quotidienne et de ses amis, où les moindres détails insignifiants revêtent soudainement une importance poétique.

Nous sommes ainsi entrainés dans un tempo envoûtant d’histoires et d’aventures fantasmatiques où l’instant présent est tout ce qui compte pour les principaux personnages. Dans sa quête du pur amour, Watanabe côtoie la souffrance, la folie, les ombres de la mort et même un brin d’érotisme.

Une citation:
“Quelle que soit notre vérité, la tristesse d’avoir perdu quelqu’un qu’on aime est inconsolable. La vérité, la sincérité, la force, la douceur, rien ne peut calmer la douleur, et, en allant au bout de cette souffrance, on apprend quelque chose qui ne nous est d’aucune utilité pour la prochaine vague de tristesse qui nous surprendra.”

Lecture aussi calme et tranquille que de contempler un coucher de soleil au ralenti. Tendre et à la fois passionnant.

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Titre: Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt
Catégorie: Roman
Editeur: Albin Michel
Nombre de pages: 85
ISBN: 2-226-12626-0

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque municipale de Genève.

Ce roman court et simple est très émouvant.

Sans aucune connotation religieuse, il décrit un exemple d’amitié et d’humanisme à suivre dans un monde d’intolérance, celui d’un enfant juif qui n’est pas tout à fait juif et d’un épicier arabe qui n’est pas tout à fait arabe.

J’ai particulièrement apprécié des vérités qui y sont contenues. Un petit exemple:

Lorsque tu veux savoir si tu es dans un pays riche ou pauvre, tu regardes les poubelles. Si tu vois ni ordures ni poubelles, c’est très riche. Si tu vois des poubelles et pas d’ordures, c’est riche. Si tu vois des ordures à côté des poubelles, c’est ni riche ni pauvre: c’est touristique. Si tu vois les ordures sans les poubelles, c’est très pauvre.


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Titre: Le dernier match
Auteur: John Grisham
Catégorie: Roman
Editeur: Pocket
Nombre de pages: 203
ISBN: 978-2-266-17277-6

Neely Crenshaw, est revenu à Messina dès qu’il a su que son entraîneur Eddie Rake va mourir, tout comme les anciens joueurs de l’équipe de foot du lycée de Messina. Neely, le numéro 19, a été l’un des meilleurs. Une blessure au genou l’empêchait de devenir un grand joueur professionnel.

Le compte à rebours mortuaire commence et c’est l’occasion à cette communauté de Spartiates de se retrouver, de revivre les glorieux comme les sombres moments de l’histoire de leur équipe.

Au fur et à mesure que les personnages apparaissent, les scènes du passé surgissent les unes après les autres, avec les émotions. Des scènes vécues, revécues et re-revécues par ceux qui l’ont connues. Les langues se délient, chacun cherche à se réconcilier avec son passé.

Les conversations tournent surtout autour d’Eddie, cet entraineur au fort charisme qui voue sa vie entièrement au foot. A travers ses méthodes contestables certains l’adorent et d’autres le détestent. Qui est-il donc vraiment Eddie Rake pour susciter tant de débats ?

Un court roman rempli d’humanité, pour changer des thrillers habituels de John Grisham, surtout la cérémonie de célébration à la mémoire du défunt, narrée de façon sublime.


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Titre: Enfer rouge mon amour
Auteur: Lucien Trong
Catégorie: Roman
Editeur: Seuil
Nombre de pages: 95 pages A4
ISBN: 2.02.005544-9

Récit d’un ex détenu d’un de ces innombrables camps de concentration qui existent toujours au Viêt-Nam. Pourquoi il a été emprisonné, comment il a vécu l’enfer de ces camps et comment il s’en est échappé.

Plus qu’une histoire réellement vécue, ce roman a le mérite de mettre en exergue une amitié qui se lie tout le long de cette longue période de détention. Deux personnes de niveaux sociaux différents et qui n’auraient jamais pu se côtoyer dans d’autres circonstances.

A travers les diverses anecdotes, nous y découvrons également comment le régime communiste dictatorial viêtnamien actuel gouverne de façon arbitraire ce pays. Les détenus de droit communs, les péripatéticiennes et les dissidents politiques, même membres du parti communiste, sont traités sur même pied d’égalité.

Nous découvrons également que l’humanisme d’un régime se découvre dans ses geôles et non ailleurs. Voyez le cas de Guatanamo, par exemple, même si la violence et le terrorisme sont à blâmer. La violence ne justifie à elle seule pas l’escalade de la violence. Alors qu’ici il n’y a même pas de violence sauf des actes soit disant réprimés par les gouvernants.

Ces zones économiques nouvelles, comme on les appelle communément là bas, sont inaccessibles même en dehors de sentiers battus, pour les touristes et les journalistes. Donc théoriquement inexistants.

A lire, pour ceux qui voient dans le Viêt-Nam un avenir glorieux pour son peuple et qui y voient aussi une destination touristique moralement pure.

Cet ouvrage circule actuellement sur internet à travers le milieu dissident de la diaspora viêtnamienne tout comme d’autres récits écrits en viêtnamien.

Vous pouvez le télécharger directement sur le site de l’auteur:

http://enferrougemonamour.free.fr/