FICHE
Titre: Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil
Auteur: Haruki Murakami
Catégorie: Roman
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 224
ISBN: 2-7144-3748-6


Depuis une semaine je suis en immersion dans un univers d’Haruki Murakami totalement différent des deux précédents.

Dans celui-ci, il s’agit du parcours d’un japonais, fils unique, de famille modeste, depuis l’âge de 12 ans jusqu’à ce qu’il soit devenu propriétaire de deux clubs de jazz. Rien de spécial dans cette histoire paisible, à part les péripéties sentimentales d’Hajime, le personnage principal.

Le scénario est à peu près identique à celui du “Ballade de l’impossible”: une rencontre entre un homme et une femme, un moment intense vécu avec tout ce qui s’ensuit dans de telles circonstances, puis d’un seul coup la femme disparait dans la nature, pour réapparaître comme par hasard, après un certain temps. Comme pour les autres romans, l’histoire d’amour est d’un brun sophistiqué.

Contrairement au scénario répétitif, inhérent peut être à son auteur, la narration varie d’un roman à l’autre, et le lecteur ne peut se lasser de lire et relire les métaphores de scènes si ordinaires de nos vies.

Enfin, une des particularités de ses romans, c’est qu’Haruki Murakami y rajoute à chaque fois un fond musical. Pour ce roman c’est “Star crossed lovers” (Strayhorn et Ellington), “Such Sweet Thunder” et “Embraceable you”.

J’ai bien aimé ce roman cool et qui se parcours très rapidement. La semaine prochaine j’irai chercher “La chronique de l’oiseau à ressort”.


Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses (…).

Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu’on ne pourra pas retrouver. C’est cela aussi, vivre. Mais à l’intérieur de notre esprit – je crois que c’est à l’intérieur de notre esprit -, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans une bibliothèque (…). Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaître précisément ce qu’il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l’aérer, changer l’eau des fleurs. En d’autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.

Haruki Murakami (Kafka sur le rivage)

Le temps pèse sur toi comme un vieux rêve au sens multiple. Tu continues à avancer pour traverser ce temps. Mais tu auras beau aller jusqu’au bord du monde, tu ne lui échapperas pas. Pourtant, même ainsi, il te faudra aller jusqu’au bord du monde. Parce qu’il est parfois impossible de faire autrement.

Haruki Murakami (Kafka sur le rivage)