Je viens de lire que le président G. Bush propose de produire plus de pétrole et de construire plus de raffineries pour solutionner la crise du pétrole.

A quelques mois de son déclin, il n’a toujours rien compris ce brave Monsieur.

La flambée des prix du pétrole, conjugée avec celle des matières premières, met en exergue une vérité, celle que les ressources naturelles terrestres ne sont pas illimitées pour satisfaire une croissance démographique qui s’amplifie à une vitesse exponentielle.

Que ce soit Bush ou Madame Merkel, préconiser l’utilisation du bio-carburant est une fausse solution. Cultiver du bio-carburant en lieu et place du blé ou du riz ? Restreindre ainsi la surface cultivée pour nourrir des personnes affamées afin de pouvoir remplir les réservoirs de nos voitures et polluer encore plus cette pauvre planète déjà tant polluée ?

Pourquoi nos dirigeants ne se donnent-ils pas la peine de se mettre ensemble autour d’une table et de raisonner globalement sur l’avenir écologique de notre planète ? Avant que ce ne soit trop tard, depuis qu’une certaine vérité dérange.

2 Responses to “Crise du petrole ou crise tout court ?”

  1. TL Says:

    Bush est un idiot, cela n’est plus à prouver.

    Oui, le pétrole va augmenter, je parie sur le brent à 400 dollars dans 5 ans. Mais si c’est pour remplir les poches de Total ou Exxon, qui sont des rentiers de la pire espèce, lobbyistes zélés d’un système basé sur le gâchis, ça ne vaut pas le coup… Or ce sera le cas, sauf si cette hausse des prix vient d’une taxe (mondiale ?) dont les recettes iraient dans le développement de l’éolien et surtout du solaire, ainsi qu’à un effort de dépollution.

    Le bio-carburant est un leurre certes, mais pas pour l’argument de famine (cf commentaire sur livre décroissance).
    Prenons une situtation où l’on produit assez pour nourrir tout le monde, et plus encore. Faut-il utiliser les excédents pour faire des bio-carburants ?
    Oui, si la production est excédentaire de façon très inattendue (climat clément, manque de planification…) et que de toute façon ça va pourrir.
    Mais cela doit rester une alternative de court terme, car un problème demeure : l’épuisement des sols. C’est bien beau de demander à la terre de nous nourrir et de nous transporter, mais puiser des oligo-éléments nécessite d’en attendre la reconstitution.
    Mieux vaut donc laisser les sols excédentaires en jachère. N’en déplaise à nos dirigeants aux mentalités insuffisamment réactives.

  2. lecarnet Says:

    @TL
    C’est fort possible un brent à USD400 d’ici 5 ans. Même avec l’éminent départ de W Bush, le lobby pétrolier va encore et encore nous avoir, hélas !

    Enfin pour le bio carburant et la planification: grand sujet de réflexion ! Merci pour ton éclairage.


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